Samba (paroles de chanson)

Attiré par la samba du Brésil          Mon cœur s’envole pour ce pays tranquille  Et les costumes de paillettes qui brillent  Sur des filles qui défilent en bas résille   Le sable blanc sous la lune du Brésil  Chantant les notes de cette musique  Rend tous les cœurs volages et fébriles Pour la dame belle ronde juvénile  Dans les ruelles des favelasDe la joie, de la musiquePour...
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Assez ! (paroles de chanson)

Assez des injures  Même dans les chansons    Assez des ordures   Dans les paroles  Assez des tortures   Dans certaines prisons   Assez de pillag’s   Dans nos bell’s écoles   C’est pas ça que je veux vivreJ’veux pas partir à la dériveMoi j’veux vivre tranquilleOu je retourne sur mon île Assez des sal’s guerres Au bout de certains pays Assez des jets de pierr’s Sur tous les fourgons Assez des p’tits frères  Sur les grandes ondes Assez de la haine Entre tous les hommes  C’est pas ça que je veux vi...
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Les mots

Les mots que l’on apprend à vingt ans  Et qui ne nous laissent pas le temps  De comprendre la vie  Ne sont pas écrits dans le marbre  Ni dans le secret du sable Mais dans les manuscrits  Aux rendez-vous des amisQuand le calme est revenuEt qu’il nous prend l’envieD’avaler le fruit défendu Liberté fraternité et plus N’étaient pas dans les prospectus Mais dans les agendas Pour les rendez-vous de l’amitié Aux quatre coins de nos cahiers Dans nos anonymats  Aux rendez-vous des amisQuand le calme est...
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Méditation le long de l’étang….

Le long des bords de l’étang commencent à fleurir comme les colchiques dans les près, des tags (dessins ? graffitis ? œuvres d’art ?). Les blocs de pierre et rochers sont bien pratiques et à bonne hauteur pour peinturlurer de couleurs vives son prénom. Peut-être pour laisser au temps qui vient un peu de soi-même ? Un peu de sa personnalité ? Ou simplement marquer de son empreinte anonyme une pierre qui n’a rien demandé à personne. Peut-être même ces jets de peinture ont tué des micro-organismes...
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Extrait Chapitre VII Vie quotidienne à Mostaganem

Notre immeuble abritait des familles dont les épouses n’exerçaient aucune activité professionnelle. Résolution féminine ou contrainte de la société coloniale ? Seuls les maris et les jeunes adultes possédaient un emploi, soit sur le port ou dans les entreprises de transports et de construction, soit dans les administrations et dans tous les autres secteurs d’activité pourvoyeurs de postes. La gent féminine dans les années soixante était confinée aux tâches ménagères et à l’éducation des en...
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Extrait Chapitre VII Mariage d’Antoinette et de Sauveur

Ce matin-là, le plateau Saint-Michel se secouait lascivement, après une douce nuit à dormir sous les constellations du ciel méditerranéen. Les lampadaires, pareils à des lucioles endormies, éclairaient encore les rues humides de rosée, et les premiers marchands nettoyaient à grande eau les trottoirs devant leurs devantures, rejetant dans les caniveaux les papiers et les détritus, vestiges inanimés de la vie nocturne du quartier. Peu à peu les voitures pétaradantes envahissaient la chaussée luis...
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Extrait Chapitre I La nuit en balancelle

La proue surélevée de la balancelle semblait fendre la ligne d’horizon couleur grenade orangée, comme la lame acérée d’un couteau, un fruit mûr. La grand-voile gonflée par les vents poussait le bateau dans la bonne direction et claquait fortement quand le capitaine donnait des coups de barre maintenant le cap ou pour éviter les vagues qui frappaient la coque sans ménagement. Suite au transbordement dans la balancelle gréée pour le transport de marchandises ou la pêche en haute mer, la famil...
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Extrait Chapitre IV L’étendard de la Maison Riccio

    « Tarou » posa son pied droit sur le dernier barreau de l’échelle en bois qui lui avait permis de grimper sur la toiture de notre immeuble, situé au n° 16 de la rue Jean-Bart à Mostaganem. Il redescendait après son exploit : il avait ceinturé fortement la hampe de l’étendard noir de l’OAS autour de la souche d’un conduit de fumée. Son action avait été applaudie par les mères de famille,  certaines d’entre elles l’avaient, radieuses, embrassé...
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Extrait Chapitre II La Maison RICCIO

Guy et Patrick, mes deux jeunes frères jouent à l’extérieur de la Maison Riccio – la maison qui nous abrite ainsi que huit autres  familles porte le nom de sa propriétaire, une gentille femme, assez âgée – avec d’autres enfants. Un grand terrain vague compris entre l’école religieuse des filles, notre immeuble, délimité par trois rues perpendiculaires, sert de terrain de jeux et d’aventures à la plupart des enfants de ce quartier de la Marine. Il est très bien situé car sous les regar...
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Extrait Chapitre IV Jeux d’enfance

Pour mes amis et moi, dans les années 1958-1959, le choix des jeux était assez restreint : patinette ou trottinette pour les plus vaillants et les plus courageux, distractions de rue comme la marelle ou le ballon prisonnier, osselets, capsules des bouteilles de sodas ou noyaux d’abricot, pour les autres. Sans oublier le jeu du « chaouch », la course des « cerceaux » et les cerfs-volants. Il fallait être inventif pour s’amuser à la sortie des écoles primaires qui n’étaient pas très éloignées de ...
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Avant le temps.

Encore une nuit de plus, à suivre le trajet lumineux des astres dans la sombre immensité, mais cela n’était pas pour lui déplaire. De temps en temps, il s’amusait à pointer son index vers le ciel pour éclipser les étoiles derrière l’un de ses doigts. Il aimait bien se sentir comme enveloppé dans ce cocon de nature que la flore et la faune tapissaient autour de lui. La dernière étoile, orpheline dans l’espace céleste, brillait encore un peu au-dessus de l’étendue ondoyante de la canopée en cette...
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Extrait Chapitre VI 16, rue Jean-Bart Mostaganem

Mes deux frères, Guy et Patrick, sont nés à Mostaganem. Après ma naissance et la mutation professionnelle de mon père, cette belle ville située à 83 km d’Oran nous a accueillis.      Le port était en pleine expansion et exercer le métier de « pointeur » sur les quais dans une importante compagnie d’acconage maritime et d’import-export d’agrumes était la grande fierté de notre père.      Peut-être par mimétisme, volontai...
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